« L’utilisation de la biomasse agricole de première génération (céréales, sucre et oléagineux) pour produire de l’énergie et des matériaux biosourcés en Europe présente des avantages importants pour la sécurité alimentaire, la biodiversité, l’agriculture et l’atténuation du changement climatique », affirme le lobby du secteur de l’éthanol, ePure, qui a publié le 1er octobre une étude appuyant ses propos. Pourtant ces biocarburants sont plafonnés dans l’UE à hauteur de 7 % dans le cadre de la directive Énergies renouvelables. Malgré les inquiétudes motivées par des craintes de compromettre la sécurité alimentaire, les données scientifiques suggèrent que celles-ci « sont largement infondées » et « influencées par des arguments émotionnels et politiques plutôt que par des données solides », indique le rapport. Au contraire, la biomasse de première génération renforce la sécurité alimentaire en stabilisant les marchés grâce à la fourniture de sous-produits riches en protéines tout en constituant une réserve alimentaire d’urgence en temps de crise, clame ePure. L’organisation européenne vante même les atouts de cette première génération par rapport à la seconde (issus de la lignocellulose) : deux à trois fois moins chère, plus productive, source de co-produits pour l’alimentation animale et réserve d’urgence.
AG
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