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Bioceanor veut élargir son champ de prédictions de la qualité de l'eau

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La station aquareal de surveillance de l'eau de Bioceanor Crédits : © Bioceanor

Spécialisée dans la collecte et de l’analyse des données physio-chimiques de l’eau de mer et de la prédiction de sa qualité, la start-up travaille à une levée de fonds de 3 à 5 M€ d’ici à mi-2023. Elle vient d’être distinguée au premier concours Aqu’Idées d’Aquimer (catégorie sécurité sanitaire).

Créée à Sophia Antipolis en décembre 2017 par Charlotte et Samuel Dupont (deux post-doctorants de l’Ifremer), Bioceanor propose des services d’analyse bio-guidées des données dans les milieux aquacoles et océaniques (solution AquaReal). « Nous associons des compétences de biologistes et de data scientists couplées à de l’intelligence artificielle qui permettent aux professionnels de l’aquaculture d’anticiper et de mieux comprendre les phénomènes qui pourraient être néfastes à leurs activités. Nous mesurons et analysons les propriétés physico-chimiques de l’eau de mer (comme l’oxygène, la salinité, la turbidité, la température… ) et nous avons créé le premier algorithme capable de prédire à 48h la teneur en oxygène dissous dans les cages aquacoles ce qui permet d’alerter les professionnels sur les risques à venir », précise Samuel Dupont.

En France, la société travaille notamment depuis deux ans au sein du programme SensiThau destiné à surveiller les baisses d’oxygène dissous dans l’étang de Thau et à prévenir 48 heures avant les ostréiculteurs de toute anomalie éventuelle. Dans le cadre de sa diversification dans le développement durable, Bioceanor travaille sur les prédictions du développement anormal de micro-algues et sur les analyses de toxicité à la fois pour les produits aquacoles et les consommateurs, ainsi que sur la qualité des eaux de baignade comme elle le fait déjà pour la Métropole de Nice.

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Une levée de fonds programmée d’ici 2023

Après une première levée de fonds de 1,5 M€ en juin 2020, Bioceanor prévoit un deuxième tour de table d’ici à mi 2023, avec l’objectif de récolter entre 3 et 5 M€ auprès d’anciens et de nouveaux investisseurs. « Le but est d’accélérer notre expansion commerciale, de recruter et d’élargir notre activité sur un axe environnemental à la fois pour l’aquaculture et pour une meilleure gestion des zones d’intérêt économique (baignade, sanctuaires marins, lacs… ) pour les collectivités locales », poursuit Samuel Dupont. La société (12 équivalents temps plein) vient de recruter un directeur commercial et marketing et prévoit également d’autres embauches concernant des profils de biologiste, spécialiste de la santé des animaux aquatiques, data scientist et développeur logiciel.

Bioceanor table cette année sur un chiffre d’affaires de 500 000 euros (contre 350 000 euros en 2021), dont 75% réalisé à l’export, principalement en Norvège et au Chili, deux pays leaders dans l’aquaculture. « Nous travaillons également au Vietnam pour deux fermes d’élevage de crevettes dans le delta du Mékong, mais aussi aux Etats-Unis pour l’Université de Floride qui utilise nos données et analyses pour les fermes aquacoles locales », explique encore Samuel Dupont.