La filiale française du suisse Andermatt, qui revendique 3,5 % de parts de marché du biocontrôle, espère tripler ses ventes d’ici à trois ans. « Notre objectif pour 2021 est d’atteindre 10 M€ de chiffre d’affaires » contre 3,5 M€ aujourd’hui en biocontrôle, biostimulants et engrais, anti-nuisibles, a annoncé le 16 novembre le DG Alain Querrioux. Andermatt France compte réaliser une percée l’an prochain dans la vigne et à l’horizon de trois ans en grandes cultures. Ses ventes en 2018 reste dominées par l’arboriculture (90 %). En 2025, une répartition plus équilibrée est prévue : 30/35 % en grandes cultures, 25 % en vigne, autant en arboriculture. 15 à 20 000 ha couverts en pommes de terre sont notamment visées « dans 3/4 ans ». « J’en ai assez d’entendre : “le biocontrôle, c’est pour demain, ça reste en test”, déclare Alain Querrioux. Non, on a aujourd’hui les solutions ». Et de souligner la croissance du marché, laquelle selon lui atteindrait 10 % en 2018 (sur le segment agriculture) comme l’an dernier. Andermatt France, qui revendique 25 % des innovations récentes (en valeur) dans le biocontrôle, annonce le lancement de onze nouvelles substances actives dans les sept prochaines années. De quoi envisager un chiffre d’affaires de 40 M€ en 2025.
L’entreprise, créée en 2014 dans l’Hexagone, a su profiter au début d’« un élan de curiosité énorme », ensuite « devenu un réel intérêt » et « aujourd’hui un accueil positif des intervenants ». Elle s’appuie sur l’expertise de la maison mère Andermatt, leader mondial des baculovirus, dont le chiffre d’affaires de 53 M€ est à 10 % dépensé en Recherche et Développement. « Etant indépendant des multinationales et fonds de pension, on reste maître du temps » dans l’innovation, souligne Alain Querrioux. La filiale française mène 136 essais de développements ou homologations : 44 % en arboriculture, 21 % en maraîchage, 18 % en vignes, 17 % en grandes cultures. Un rééquilibrage de son portefeuille est en vue d’ici 2023, entre 45 % de substances naturelles (contre 68 % cette année), 20 % de micro-organismes (23 %), 10 % de macro-organismes (1 %), 10 % de médiateurs et pièges (2 %), 10 % de biostimulants (2 %).
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Une percée en vignes l’an prochain