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Biocontrôle : les industriels poussent en faveur d’une définition européenne

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Comment tripler la part de marché du biocontrôle d’ici à 2030 : les industriels comptent s’appuyer sur une définition européenne des produits « au plus tard » à l’occasion de la présidence française de l’UE en 2022, a expliqué le 26 janvier leur association IBMA. « En France, ce cadre existe » déjà et « fonctionne bien », a souligné la présidente de l’association Céline Barthet, en marge de ses 7es Rencontres annuelles. « Qu’on ne touche pas » à la définition du biocontrôle. La stratégie nationale de déploiement du biocontrôle, publiée le 10 novembre, veut contribuer à la prise en compte de ces produits dans le cadre de la révision de la législation européenne. Il s’agit d’aller vers une définition européenne qui les rapprochent des produits à risque faible, d’après Céline Barthet. L’IBMA voit ça d’un mauvais œil, préférant voir maintenue la liste des produits de biocontrôle du ministère de l’Agriculture, qui exclut les phytos avec certaines « phrases de risque » en matière de santé, d’environnement. Julien Denormandie, invité des Rencontres le 26 janvier, a admis que « la notion de biocontrôle peine à être reconnue dans l’UE ». Mais la révision de la Pac, le Green Deal, offrent « un contexte favorable à cette reconnaissance », selon lui.

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Le ministre a salué l’essor du biocontrôle en France, avec des « ventes qui ont plus que doublé en dix ans ». Ce secteur représente, en chiffre d’affaires 2019, « près de 11 % du marché de la protection des plantes », d’après le dernier baromètre IBMA. Dans le cadre de la stratégie nationale de déploiement du biocontrôle, Julien Denormandie promeut la création de valeur. « Plus on crée de la valeur, plus la transition est rapide », a-t-il défendu. La démarche passe par une mise en avant des pratiques agricoles auprès du consommateur, selon lui. Faut-il créer un label ? Non, répond le vice-président de l’IBMA Hugo Bony, pour qui le biocontrôle n’est pas une fin en soi.

« Qu’on ne touche pas » à la définition française, dit l’IBMA