L’IBMA (Association internationale des fabricants de biocontrôle) et le Copa-Cogeca ont publié, le 13 mai, leur nouvelle feuille de route pour faciliter l’arrivée sur le marché de l’UE des produits phytosanitaires de biocontrôle et de lutte intégrée contre les ravageurs. Ils y demandent à l’UE d’établir une définition claire et harmonisée de ce que sont ces produits. Ils l’appellent également à garantir leur approbation efficace et transparente en introduisant une procédure d’autorisation provisoire, en simplifiant l’évaluation des risques et en créant une procédure simplifiée de 2 ans maximum. Les deux organisations professionnelles souhaitent également que la reconnaissance mutuelle des solutions de biocontrôle entre les États membres soit améliorée. Enfin, elles demandent de renforcer les ressources et l’expertise en matière de biocontrôle et de soutenir l’adoption de ces outils à faibles risques par les agriculteurs grâce à des incitations financières (écorégimes et mesures agroenvironnementales de la Pac).
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La Commission européenne s’est déjà engagée à prendre la plupart de ces mesures dans le cadre d’une stratégie qui devrait être présentée à la fin de l’année. En amont de sa publication, le Parlement européen va préparer un rapport d’initiative intitulé « accélérer l’approbation de l’utilisation des agents de lutte biologique » pour peser sur les débats. Deux co-rapporteurs viennent d’être désignés : l’Autrichien Alexander Bernhuber du PPE (droite) pour la commission de l’Environnement et la Néerlandaise des Verts, Anna Strolenberg, pour celle de l’Agriculture.