L’IBMA (entreprises du biocontrôle) s’est montrée déçue, le 19 décembre, du volet innovation de la stratégie nationale de déploiement du biocontrôle, qui serait dévoilée « probablement en janvier » et dans laquelle ne figure pas de crédit d’impôt recherche. Le levier de l’innovation n’y figure « pas complètement », a déploré en conférence de presse le président Antoine Meyer, en attente d’un « mécanisme d’incitation ». Depuis des mois, le syndicat réclame pour le biocontrôle un crédit d’impôt recherche majoré à 60 % pendant dix ans. Cette mesure entraînerait la création de « 100 à 200 postes dédiés à la recherche » et porterait les investissements à « une centaine de millions d’euros par an » (contre 17 à 24 M€), d’après une récente enquête interne. Elle permettrait de remédier au « manque de connexion entre la recherche fondamentale et le terrain, les instituts techniques », plaide le vice-président Ronan Goff. L’IBMA confirme son ambition d’atteindre 30 % du marché de la protection des plantes en 2030 (contre 8 % en 2018). Il s’agit également à cet horizon de proposer « deux solutions de biocontrôle à modes d’action complémentaires pour la majorité des usages ».
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.