La stratégie nationale de déploiement du biocontrôle, publiée le 10 novembre sur le site internet du ministère de l’Agriculture, ambitionne de « lever les freins (à son) développement ». Prévue dans la loi Egalim, elle tourne autour de quatre axes sur la période 2020-25 : soutien à la recherche et l’innovation, simplification de la réglementation, déploiement des solutions, promotion au niveau européen. Cette stratégie biocontrôle s’appuie sur la mise en place d’un dispositif d’accompagnement des TPE/PME, porté par la Banque publique d’investissement et doté d’un budget de 1 M€. Elle vise notamment le recours facilité aux pièges à phéromones pour la surveillance et la lutte contre les insectes ravageurs ; la simplification des procédures administratives pour la dissémination dans l’environnement des macro-organismes utiles à la protection des plantes. Des objectifs chiffrés sont définis : un doublement en cinq ans du nombre de produits de biocontrôle disponibles, qui doivent passer de 523 au 1er janvier 2020 à 1 000 au 1er janvier 2025 ; une hausse de 20 points, sur la même période, du pourcentage d’usages couverts par les produits de biocontrôle, pour atteindre 60 % ; une progression du nombre de macro-organismes autorisés, de 377 à 420.
Concernant la recherche et l’innovation, les projets relatifs au biocontrôle seront « prioritaires dans tous les dispositifs existants en R&D pour lesquels l’État apporte des financements dans le domaine agricole », selon le document publié. Pour favoriser le déploiement des solutions, le gouvernement veut « étudier la possibilité et la pertinence d’une TVA pour les solutions de biocontrôle alignée sur la TVA des produits UAB » (utilisables en agriculture bio). Il s’agit aussi d’accompagner les agriculteurs dans la transition grâce au conseil stratégique indépendant de la vente, comme prévu dans la loi Egalim.
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Un objectif à 5 ans de doubler le nombre de produits