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Semences Biocoop alerte sur « l’érosion massive de la diversité agricole »

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En cette année internationale de la biodiversité, le réseau de magasins Biocoop a alerté le 22 janvier sur l’ « érosion massive de la diversité agricole » en raison de la disparition, selon le réseau, de nombreuses variétés anciennes de céréales, fruits ou légumes qui ne sont plus cultivées.

«Les producteurs bio ne trouvent pas ou plus de semences adaptées aux conditions de l’agriculture bio », a affirmé Vincent Lestany, administrateur du réseau Biocoop. Or, les variétés anciennes sont des espèces « rustiques » qui s’accommodent aux conditions de cultures locales et résistent mieux aux maladies et parasites, évitant ainsi traitements ou engrais chimiques, a-t-il expliqué. Biocoop veut débattre de ce problème de la biodiversité des semences cultivées.
Vincent Lestany rappelle qu’« aujourd’hui le marché de la semence est occupé par quelques grainetiers » qui se concentrent sur les semences les plus rentables, celles consacrées à l’agriculture conventionnelle. En « 2006, 10 sociétés contrôlaient 57% des ventes mondiales de semences contre 37% en 1996 », selon un communiqué de Biocoop. « De nombreuses variétés anciennes ont aujourd’hui disparu (les choux de Lorient ou encore les haricots coco de Pont l’Abbé) », ajoute ce communiqué.

Soutien d’initiatives de préservation des semences anciennes
Le réseau de magasins, dont l’objectif est de développer l’agriculture biologique, soutient les initiatives visant à rendre accessibles les semences paysannes. Le réseau « Semences paysannes », par exemple, qui cherche à sortir de l’oubli des variétés abandonnées 30 ou 40 ans plus tôt car considérées alors comme insuffisamment productives. Il soutient également la coopérative des agriculteurs biologistes du sud-ouest (Cabso) qui organise des journées de formation et d’échanges autour des semences paysannes, Kokopelli ou encore l’Association des producteurs de fruits et légumes biologiques de Bretagne (APFLBB) …
Selon Philippe Catinaud de « Semences paysannes », son réseau veut redonner accès aux agriculteurs à des espèces qui ne sont plus utilisées. Celles-ci présentent en outre l’avantage de pouvoir être resemées sans coût supplémentaire. Elles ne font pas l’objet de commerce mais d’échange entre producteurs.

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