Le premier distributeur de produits alimentaires biologiques apporte sa contribution à la campagne présidentielle. Parmi ses propositions : 500 000 emplois dans l’agriculture, une TVA équitable à taux réduit, un label pour le commerce équitable origine France et un étiquetage alimentaire compréhensible de tous.
Le leader de la distribution alimentaire biologique Biocoop va, lui aussi, profiter de la présidentielle pour faire progresser sa vision de la société. Jusqu’au 21 avril, veille du 1er tour de l’élection, il mène une campagne en s’appuyant sur plusieurs outils. Tout d’abord une campagne « militante » mettant en scène des Français et illustrant son slogan : « pour une France des héros ordinaires ». En parallèle, sur un site dédié, les Français peuvent déposer leurs contributions qui viendront compléter les propositions mises au point par la coopérative. Ce « livre blanc » sera remis à la mi-mai au président fraîchement élu. « Nos propositions, en lien avec notre stratégie, touchent au modèle plus responsable de société, d’agriculture durable, de consommation, de commerce et d’économie en général », explique Claude Gruffat, président de Biocoop, dans un communiqué.
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Le distributeur compte rassembler 15 propositions au total, parmi lesquelles quatre ont été déjà dévoilées. Biocoop se positionne ainsi pour une France d’un million de paysans en 2030 en créant 500 000 emplois dans le monde rural. Biocoop participe d’ailleurs à la structuration de filières biologiques, et des moyens de production, employant davantage de main-d’œuvre que l’agriculture conventionnelle. La coopérative demande aussi que soit créée « une TVA équitable à taux réduit sur les produits bio dès 2018 ». Objectif : rendre plus accessibles les produits et dynamiser le développement de la filière en toute équité. En matière de rémunération des producteurs, Biocoop demande que soit mis en place un label commerce équitable origine France. Enfin, le réseau de supermarchés réclame la suppression des « codes alimentaires » en matière d’étiquetage des produits. « Imposons un langage clair et l’origine sur tous les étiquetages de produits alimentaires, même transformés ! », conclut-il.