Dans le sillage du rapport Nexus sur l’interconnexion entre les crises écologiques, les experts mondiaux de la biodiversité réunis au sein de l’IPBES (Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques) ont publié, le 18 décembre, un autre rapport sur « les changements transformateurs » nécessaires pour un monde durable. « La fenêtre d’opportunité se referme pour enrayer et inverser la perte de biodiversité, et pour empêcher le déclenchement du déclin potentiellement irréversible et l’effondrement prévu des fonctions clés des écosystèmes », déclare la coprésidente de l’évaluation Karen O’Brien.
Le rapport identifie « les causes sous-jacentes » de la perte de biodiversité : « déconnexion des personnes de la nature », « domination sur la nature et les autres personnes », « concentration du pouvoir et de la richesse » et « priorisation des gains individuels et matériels de court terme ».
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Les auteurs ont aussi créé une « base de données regroupant des centaines d’étude de cas » sur des initiatives transformatrices dans le monde. Leur analyse démontre que des effets positifs sur l’environnement et l’économie « peuvent être obtenus en une décennie ou moins ». Par exemple, la co-création, il y a plus de 17 ans en Galice (Espagne), d’une réserve maritime par des pêcheurs, des scientifiques et le gouvernement après une marée noire.
Le rapport distingue cinq stratégies pour « faire avancer » le changement : « conserver, restaurer et régénérer » la nature ; « impulser des changements systématiques » dans les secteurs « les plus responsables » de son déclin (agriculture, élevage, pêche…) ; « transformer » les systèmes économiques et de gouvernance ; et « reconnaître l’interconnexion entre les individus et la nature ».