La Convention sur la biodiversité biologique qui s’est close le 1er mars à Rome, a permis d’élaborer un premier texte qui servira de base aux négociations de la 15e réunion de la Convention de l’ONU sur la diversité biologique (COP15) prévue à Kunming (Chine) fin octobre (1). Il s’agira pour la communauté internationale de se mettre d’accord sur la feuille de route visant à préserver puis restaurer les écosystèmes d’ici 2050. Parmi les propositions sur la table : des aires protégées couvrant « au moins [30 %] des zones terrestres et marines avec au moins [10 %] sous stricte protection ». Les chiffres entre crochets étant à débattre. De même, le texte propose de réduire d’ici à 2030 « d’au moins [50 %] la pollution » par les fertilisants, utilisés notamment en agriculture, les biocides (désinfectants, insecticides…), le plastique ou encore contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique via des solutions basées sur la nature. En vue du sommet de Kunming, la Commission européenne a lancé, le 3 mars, une coalition pour la biodiversité mondiale en lien avec des parcs nationaux, musées des sciences et d’histoire naturelle pour qu’ils sensibilisent le public à cette crise. Le changement d’usage des sols, principalement lié à l’expansion de l’agriculture, est le principal facteur de chute de biodiversité dans le monde, selon les conclusions, présentées en mai 2019 par l’Ipbes, le groupe d’expert international sur la biodiversité (2).
(1) Voir n° 3731 du 02/03/2020
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(2) Voir n° 3692 du 15/05/2019