Les ONG de défense de l’environnement qui ont en partie obtenu gain de cause contre l’État dans l’affaire dite « Justice pour le vivant », en juin, ont fait appel du reste de la décision rendue en première instance, annoncent-elles dans un communiqué le 24 novembre. Les cinq associations (Pollinis, Notre affaire à tous, Biodiversité sous nos pieds, l’Aspas et Anper-tos) veulent « obliger l’État à corriger les failles de la méthodologie d’évaluation des risques des pesticides ». Elles ont déposé « un mémoire complémentaire » en ce sens le lundi 20 novembre, après avoir déposé un appel devant la cour administrative de Paris. « Le gouvernement peut proposer de nouveaux plans Ecophyto… S’il ne revoit pas l’évaluation des risques des pesticides, il n’arrêtera pas l’effondrement en cours de la biodiversité, et les objectifs drastiques de réduction resteront, comme depuis 2018, des promesses non tenues » assènent les ONG à l’unisson dans le communiqué. En juin, le tribunal administratif de Paris avait condamné l’État français à réparer, d’ici un an, un « préjudice écologique » lié au recours massif aux pesticides dans l’agriculture. Il avait enjoint le gouvernement à mettre en œuvre les objectifs d’Ecophyto et à protéger les eaux souterraines des produits phytopharmaceutiques.
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