Dix ans après l’adoption de la première stratégie de l’UE en matière de bioéconomie, les ministres de l’Agriculture de l’UE ont adopté le 25 avril, lors du Conseil Agricole à Luxembourg, leurs conclusions en appelant la Commission européenne à présenter une stratégie et un plan d’action actualisés de l’UE dans ce domaine en mettant l’accent sur les zones rurales. À cette fin, ils invitent Bruxelles à leur remettre des rapports chaque année afin de faire le point sur les actions qui ont été menées au regard des plans stratégiques nationaux. Les Vingt-sept ont notamment souligné « le rôle clé que pourrait jouer la bioéconomie (biomasse, gestion des nutriments, engrais biologiques) dans la réalisation des objectifs du Green Deal, tout en permettant à l’UE de sortir de la dépendance aux combustibles fossiles et de garantir sa sécurité alimentaire sur le long terme ».
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Tout en se félicitant de ce résultat, le commissaire à l’Agriculture, Janusz Wojciechowski, a indiqué que « les agriculteurs et les forestiers auront un rôle important à tenir dans le développement de la bioéconomie ». Avant d’ajouter que « pour assurer le développement de ce secteur dans toutes les régions, il faudra que l’ensemble des acteurs agissent dans le cadre d’une approche coordonnée à l’échelon local, national et européen ».
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Sur la base de ces conclusions, le Copa-Cogeca, le Conseil européen des jeunes agriculteurs (CEJA) et les organisations forestières de l’UE (Eustafor, CEPF) ont recommandé à la Commission d’intégrer la bioéconomie en tant qu’objectif spécifique dans d’autres politiques et instruments, en plus de la Pac. D’autre part, ils ont souligné l’importance de soutenir l’éducation et la formation dans les régions et les zones rurales qui n’utilisent que marginalement le potentiel de la bioéconomie. Enfin, selon eux, les conclusions du Conseil devraient servir de base à un débat qui doit se poursuivre avec les institutions de l’UE, les États membres et les parties prenantes concernées.