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Bioéconomie : les Vingt-sept mettent en avant le rôle central de la production primaire

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Pour leur première rencontre sous présidence chypriote, le 26 janvier à Bruxelles, les ministres de l’Agriculture de l’UE ont eu l’occasion de débattre des aspects agricoles de la stratégie bioéconomie. Le résultat de l’échange va venir nourrir le travail des ministres de l’Environnement de l’UE qui doivent adopter, lors de leur réunion du 17 mars, des conclusions du Conseil de l’UE sur le sujet. D’une manière générale, les États membres ont accueilli favorablement cette stratégie présentée fin novembre par Bruxelles, soulignant notamment le rôle central de la production primaire et le potentiel stratégique de la bioéconomie pour les zones rurales. Toutefois, plusieurs ministres ont mis en garde contre tout risque de surcharge administrative. Un point sur lequel la commissaire à l’Environnement Jessica Roswall a promis de se montrer vigilante. Elle s’est ainsi dite réticente à créer de nouvelles réglementations et que si malgré tout il y en avait il ne faudrait alors pas qu’elles viennent créer un fardeau administratif pour les agriculteurs.

Lire aussi : Bioéconomie : la présidence chypriote du Conseil n’oublie pas l’agriculture

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Certains ont aussi mis en avant les besoins en matière de financement pour la bioéconomie, plaidant pour des enveloppes financières dédiées à l’agriculture et à la pêche dans le futur Fonds européen pour la compétitivité mais aussi dans le programme Horizon. De nombreuses délégations se sont exprimées en faveur du principe de l’utilisation en cascade pour que les bioproduits soient utilisés en priorité par le secteur primaire. Certains y voient un moyen de réduire les dépendances, notamment en matière énergétique (bioengrais) mais la bioéconomie ne doit pas entrer en concurrence avec la production alimentaire. Selon le Conseil Agriculture, la bioéconomie doit aussi tenir compte des disparités régionales et fournir répartition équitable la valeur ajoutée le long de la chaîne. Pour le commissaire à l’Agriculture, Christophe Hansen, elle représente surtout une formidable opportunité pour les producteurs primaires d’obtenir de nouvelles sources de revenus.