La Collective du bioéthanol a présenté le 29 avril une nouvelle étude positionnant le superéthanol comme alternative au 100 % électrique. Considérant l’accord européen de 2022 sur la fin des véhicules thermiques, le porte-parole Sylvain Demoures a estimé que le « 100 % électrique pour les véhicules neufs à l’horizon 2035 ne semble pas optimum ». Et de souhaiter une réglementation avec la possibilité d’utiliser l’éthanol et les carburants de synthèse au titre de carburants neutres en carbone. L’étude de l’Ifpen (ex-Institut français du pétrole) est basée sur plusieurs types de superéthanol E85 100 % renouvelables, mélangeant du bioéthanol et trois sortes d’essences (huiles végétales hydrotraitées, essence synthétique, dérivé d’éthanol). D’après ses résultats, toutes les émissions de polluants sont « au moins 80 % inférieures aux limites de la norme Euro7 », en vigueur à partir de fin 2026. « Le superéthanol E85 100 % renouvelable est une solution complémentaire pour se passer totalement d’essence fossile dans les nouveaux véhicules après 2035 », d’après le communiqué.
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Ce carburant existe déjà en Californie, où il représente le tiers des volumes d’E85 distribués, souligne la collective. « Il pourrait être déployé en France avant 2035. » La collective estime les besoins à 18 Mhl de bioéthanol (contre 12 Mhl actuellement) et 6 Mhl d’essence renouvelable. Des chiffres fondés sur un parc automobile inférieur à 30 M de véhicules en 2035, dont 5 M fonctionnant à l’E85 avec une consommation de 3,5 l/100 km. Cette production de bioéthanol équivaut à mobiliser 1 % de la SAU (contre 0,7 % aujourd’hui). Reste à pousser le dossier au niveau européen. La collective incite la France à rejoindre huit États membres qui militent déjà, à l’opposé de l’Allemagne, pour les carburants neutres en carbone aux côtés des carburants de synthèse à l’horizon 2035.