La Fédération française des combustibles, carburants & chauffage (FF3C) veut rassurer les consommateurs quant à l’avenir des chaudières à fioul : loin de disparaître, elles utiliseront peu à peu du biofioul en remplacement du fioul d’origine pétrolière.
« Il n’y a pas d’interdiction du chauffage au fioul en 2022. Les chaudières au fioul ne vont pas disparaître, le gouvernement doit cesser d’entretenir la confusion et de fâcher les utilisateurs sur ce point », indique Éric Layly, président de la FF3C, dans un communiqué publié le 19 janvier. « Ce qui va progressivement changer, c’est la nature du combustible qu’elles utilisent. Notre filière travaille depuis trois ans à la mise sur le marché d’un nouveau biocombustible issu du colza français : le biofioul, en collaboration avec la filière agricole du colza et les constructeurs de matériels ». Ce nouveau produit « est prêt pour 2022 et le projet de décret en signe l’acte de naissance officiel ».
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L’utilisation de ce combustible sera obligatoire pour les chaudières neuves et sera également possible pour les chaudières existantes si le brûleur est compatible, assure le communiqué de la FF3C. « Dès 2022, un biofioul contenant jusqu’à̀ 30 % de bioliquide issu du colza sera mis sur le marché », promet la fédération. Celle-ci rappelle que ce produit est issu du colza français, dont la culture « contribue non seulement à la souveraineté énergétique de la France mais également à sa souveraineté alimentaire », par la production à parts égales d’huile et de protéines végétales qu’elle permet.