L’Allemagne reste numéro un de la production européenne de biogaz malgré des incitations moindres à l’utilisation de cultures énergétiques, montre le 17e baromètre d’EurObserv’ER, consortium d’observatoires européens des énergies renouvelables, diffusé le 26 avril. La production de biogaz dans l’UE a continué de progresser (+ 4,4 % en 2016, à 16,6 millions de tonnes-équivalent-pétrole, Mtep), certes à un rythme en ralentissement depuis 2011 (+ 22,4 % cette année-là). Cette tendance s’explique par des réglementations moins favorables à l’utilisation des cultures énergétiques que celles qui avaient dopé la production (Allemagne, Italie et Royaume-Uni) et par des prix d’achat d’électricité de biogaz moins incitatifs, explique EurObserv’ER.
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Ce ralentissement n’empêche pas l’organisme d’envisager un doublement de la production européenne d’ici 2030, pouvant même atteindre 40,2 Mtep dans deux de ses scénarios, grâce à des progrès de productivité. L’utilisation optimisée des déchets prendrait le relais de l’utilisation des cultures énergétiques. Le graphique indique la production totale de biogaz : le biogaz de décharge, de digestion des boues, et de matières premières organiques, principalement agricoles. Cette troisième catégorie représente près des 3/4 de la production de biogaz et elle est en augmentation (73,8 % en 2015, puis 74,8 % en 2016). La part du biogaz de décharge tend à diminuer, celle du biogaz de boues d’épuration augmente légèrement.