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Biogaz : un tiers des unités bretonnes contournent le seuil de déclaration

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En Bretagne, « un tiers des méthaniseurs augmentent leur capacité en cours de route », résume le média régional Splann dans une enquête publiée le 13 septembre à l’ouverture du Space. Or, dans cette région, la majorité des installations sont inscrites en tant qu’installation classée (ICPE) sous le régime de la déclaration, le moins contraignant, réservé aux méthaniseurs consommant moins de 30 t par jour de matières premières. Mais pour l’année 2020, selon une enquête de la Dreal citée par Splann, « 28 installations en cogénération [sur un total de 87] ont augmenté de puissance depuis leur mise en service ». « En moyenne, les installations qui procèdent à une augmentation doublent de puissance », notent les services de l’État. Et en injection, neuf installations sur les 27 existant à date avaient également augmenté leurs capacités.

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Permettant d’échapper aux régimes ICPE plus contraignants de l’autorisation et l’enregistrement, recalibrer son installation juste après la mise en service après sa mise en service est pourtant « peu recommandable et peu recommandé », résume Armelle Damiano, directrice de l’agence locale de l’énergie (AILE), interrogée par Splann. Et de reconnaître, face à plusieurs exemples d’installations identifiés par Splann, que l’augmentation du volume après mise en service est un procédé « difficilement acceptable pour les collectivités ». Le régime de l’enregistrement prévoyant une consultation publique s’applique en principe à partir de 30 tonnes, et celui de l’autorisation, soumis à étude d’impact, à partir de 100 tonnes.

Certains méthaniseurs « augmentent leur capacité en cours de route »