L’entreprise de recherche en biotechnologie végétale Biogemma a déposé une demande de dérogation auprès de la Commission du génie biomoléculaire (CGB) pour poursuivre un essai de maïs transgénique partiellement détruit début juillet à Antoingt (Puy-de-Dôme).
L’essai en question porte sur la précocité de la floraison du maïs. Cette demande de dérogation doit être examinée par la CGB a indiqué Alain Toppan, directeur de recherche chez Biogemma, lors d’un point presse organisé le 10 juillet sur la parcelle concernée.
Selon les responsables de l’essai, ce sont surtout les rangs de maïs situés en bordure de la parcelle - et cultivés en maïs conventionnel pour servir de « barrière de pollinisation » - qui ont été abîmés ou détruits. L’essai pourrait donc être poursuivi selon Biogemma. L’entreprise fait également valoir qu’aucun champ de maïs ne se trouve à moins de 400 mètres, et que les maïs OGM ont été semés avec trois semaines de retard par rapport aux semis de maïs conventionnel effectués dans la région.
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Pour les responsables de l’essai, il n’y a donc pas de risques de contamination.
Le ministère de l’Agriculture rendra sa décision, après l’avis de la CGB, mais aucun calendrier n’est pour l’heure connu. A ce jour, le quart des essais semés en 2006 en France ont été détruits, précise le goupe coopératif agricole Limagrain.