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Bioheat propose un nouveau débouché aux huileries de Tunisie

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La start-up tunisienne Bioheat propose de valoriser les grignons d’olives, composés des restes de l’extraction d’huile, comme combustible de chauffage. En Tunisie, ces restes sont connus sous le nom de « fitoura ». D’après le reportage publié par l’AFP le 29 mars 2025, la « fitoura est utilisée depuis la nuit des temps en Tunisie pour allumer des feux (hammams et boulangeries), dans la cuisine (comme complément alimentaire) ou nourrir les animaux ». 

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Fondée en 2022 par l’ingénieur tunisien spécialisé dans l’analyse d'images satellitaires Yassine Khelifi, Bioheat récupère les déchets du pressage d’huile d’olive (peaux, résidus de pulpe, fragments de noyaux) pour les presser en briquettes cylindriques. Faute d'avoir trouvé une machine capable de transformer les grignons en briquettes, le fondateur l'a mise au point lui-même, testant pendant quatre ans « tous types de moteurs et de pièces détachées », explique-t-il à l'AFP.
Une fois séchées, les briquettes peuvent servir à alimenter poêles à bois et cheminées à la place du bois. D'après l'AFP, la start-up qui emploie aujourd'hui une dizaine de salariés, produirait environ 600 tonnes de briquettes cette année, dont 60% sont destinées à l’export, notamment en France et au Canada. Pour son fondateur Yassine Khelifi, cité par l’AFP, ces briquettes de grignons ont « des émissions de CO2 bien inférieures » à celles du bois de chauffage. L’ingénieur entend « devenir un acteur clé de la transition vers les énergies propres en Tunisie et pourquoi pas, à l'échelle mondiale ».