Une thèse de l’université Paris-Saclay, financée par GRDF et déposée en septembre 2023, soutient que le gisement de cultures intermédiaires à vocation énergétique (Cive) pourrait être multiplié par sept en France, par rapport aux précédentes estimations réalisées entre autres par l’Ademe en 2021. Il pourrait ainsi se situer dans une fourchette de 16,7 TWh à 115,1 TWh, dépassant largement les précédentes estimations (entre 5,9 TWh et 55,3 TWh). En matière d’environnement, l’étude estime que les Cive constituent « un levier d’atténuation du changement climatique, malgré leur fertilisation et l’augmentation de l’azote associée ». En effet, elles offrent le double avantage de « substituer du gaz fossile par du biométhane » et de stocker plus de carbone dans les sols que les cultures intermédiaires multi-services (CIMS). Selon Camille Launay, autrice de la thèse, « la méthanisation agricole des Cive permettrait de réduire les émissions de GES des systèmes de culture de champs d’au moins 28 % ». Et de prévenir que les Cive présentent toutefois certaines limites, notamment en matière de réduction de la pollution aux nitrates, moindre par rapport aux cultures intermédiaires pièges à nitrates (Cipan).
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