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Biomède traite la pollution des sols par les plantes

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Ludovic Vincent, cofondateur de Biomède Crédits : © Biomède

Spécialiste de l’extraction des métaux lourds présents dans les sols agricoles grâce à des plantes hyper-accumulatrices, Biomède compte finaliser au début de l’année prochaine une levée de fonds de 2 millions d’euros, actuellement en cours.

Biomède se présente comme le pionnier de l’extraction par les plantes des métaux lourds présents dans les sols agricoles. « Nous identifions grâce à une cartographie par rayons X, les éléments polluants présents dans les sols, tel que le cuivre, l’arsenic ou encore le plomb et nous proposons des solutions grâce à des plantes hyper-accumulatrices qui absorbent ces métaux, explique Ludovic Vincent, co-fondateur de cette start-up avec avec Patricia Gifu. Les plantes sélectionnées sont originaires du lieu où la société doit intervenir pour dépolluer les sols. « Ces plantes hyper-accumulatrices existent naturellement dans la nature et se sont adaptées à leur environnement. Ce sont ces capacités-là que nous utilisons en les améliorant ». Et ces plantes sont ensuite revalorisées en produit de biocontrôle.« Les plantes qui ont absorbé du cuivre par exemple, sont transformées en un macéra, utilisé dans le traitement de la vigne », précise Ludovic Vincent. Biomède travaille d’ailleurs avec l’Institut de la vigne et du vin sur de futurs développements.

La start-up compte aujourd’hui une centaine de clients, majoritairement présents dans la vigne. Et afin d’étendre ses activités, elle est en discussion avec des producteurs de céréales et des maraichers, eux aussi « confrontés à la présence de métaux lourds dans leurs sols », pour les aider à trouver des solutions. Le business model de la start-up repose sur la vente de cartographie des polluants des sols (par hectare) et la vente de semences de plantes extractrices des polluants.

Levée de fonds en cours

La start-up qui s’est lancée grâce à une dotation de Bpifrance pour 200 000 euros et de l’Agence spatiale européenne pour 25 000 euros, compte finaliser au début de l’année prochaine une levée de fonds de 2 millions d’euros, actuellement en cours, essentiellement « auprès de partenaires agricoles qui composent déjà notre board », souligne Ludovic Vincent. Ces fonds serviront à finaliser le développement de la partie sélection naturelle des plantes, mais aussi à développer un modèle de prédiction des métaux lourds présents dans les sols par analyse d‘images satellites. « L'Agence spatiale européenne par l'intermédiaire de l'ESA BIC nous a accordé un financement et nous aide dans le développement de notre solution et la mise en relation avec des acteurs du spatial », précise encore le cofondateur.

 

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