Afyren, entreprise française qui propose des solutions de remplacement des ingrédients issus du pétrole, prévoit une augmentation de capital d’au moins 70 M€, pour financer son déploiement industriel, ont indiqué à la presse ses dirigeants le 14 septembre. Cette somme pourra être portée au-delà de 80 M€.
L’occasion de cette annonce était son introduction en Bourse sur Euronext Growth Paris, approuvée le 13 septembre par l’Autorité des marchés financiers (AMF). Nicolas Sordet, directeur général et cofondateur, a rappelé les grandes lignes du calendrier industriel : achèvement au premier trimestre 2022 de la construction de son usine en France, à Saint-Avold dans le Grand Est, mise en service en 2024 d’une autre en Amérique du Nord et en 2026 d’une autre encore en Asie du Sud-Est.
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L’usine française aura une capacité de production de 16 000 tonnes de sept acides organiques par an et de 23 000 tonnes d’engrais potassique pour l’agriculture biologique. Une place est prévue sur le site pour une éventuelle extension. L’engrais organique sera écoulé chez Terrial, une société mixte entre Avril et Suez. Les matières premières seront des coproduits agricoles, comme la mélasse de betterave ou de canne à sucre, ou des coproduits de maïs ou de blé. Il est envisagé de recourir ultérieurement à des matières premières tels les déchets organiques municipaux. Nicolas Sordet a insisté sur la flexibilité de choix des matières premières qu’offre la technologie d’Afyren.
Les 72 000 tonnes d’acides organiques qu’Afyren espère produire en 2026 sont destinées à des utilisations très diverses : plastique pour lunettes, conservateur pour le pain, arômes, molécules de santé du bétail pour remplacer les antibiotiques, lubrifiants pour moteurs d’avion, ingrédients pour la cosmétique et la pharmacie. Valeur de ces marchés : 13 Mrd$ au niveau mondial (plus de 20 en 2030).