Abonné

Biostimulants: l'ambition internationale du français Elicit Plant

- - 2 min

Après quatre ans de développement de son biostimulant, la start-up lyonnaise Elicit Plant s’apprête à un coup d’accélérateur. L’autorisation de mise sur le marché (AMM) est espérée en France dès ce trimestre, puis dans d’autres grands pays producteurs d’ici un à trois ans. Une levée de fonds est menée en parallèle, pour quelque 6 M€. L’enjeu est une « innovation de rupture », promet l’agri-biotech.

« Notre biostimulant répond à la problématique de plus en forte du manque d’eau lié au changement climatique, souligne Jean-François Déchant, l’un des trois cofondateurs. Il est à base de phytostérols, naturellement présents dans la plante. » Un apport exogène permet aux cultures de mieux gérer le stress hydrique. Le produit diminue l’évapotranspiration et stimule les racines pour disposer de ressources complémentaires en eau.

Ses performances sont spectaculaires, assure Jean-François Déchant. En soja, les essais montrent un gain de rendement de 10 à 22 % sur trois ans. De quoi offrir à l’agriculteur un beau retour sur investissement, entre 3 et 7 €. Le maïs affiche, lui, 3 à 4 € gagnés pour 1 € dépensé. Elicit Plant s’appuie sur les résultats de la ferme d’Aymeric Molin, autre cofondateur installé à La Rochefoucauld (Charente). Son expérimentation au champ complète des travaux conduits avec l’Inrae, le CNRS, l’institut technique Terres Inovia

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

autorisation de mise sur le marché
Suivi
Suivre
levée de fonds
Suivi
Suivre
Les ambitions de la start-up débordent de l’Hexagone, avec aussi l’Ukraine, le Brésil, dont les AMM sont prévues dans 6 à 12 mois, puis les États-Unis, à l’horizon de 24 à 36 mois. Elicit Plant vise 1 Mha traités dans chacun des pays, 4 Mha au total d’ici à 2025. Cela représente « au moins » 50 M€ de chiffre d’affaires.

Les investissements à venir concernent surtout le marketing, le commercial. De nouvelles capacités de production sont également nécessaires au laboratoire R&D de Vilhonneur, près d’Angoulême (Charente). L’équipe de 12 chercheurs et ingénieurs travaille sur d’autres usages pour les phytostérols, qui servent à réguler tous les stress. « On pense à la lutte contre le mildiou de la vigne, la septoriose du blé », glisse Jean-François Déchant.

Jean-Christophe Detaille