La prochaine Commission européenne devrait rouvrir la discussion sur la directive européenne OGM afin de tenir compte des nouvelles techniques de sélection végétale par mutagénèse (1). Un des principaux défis posés par ces nouvelles techniques est qu’il est parfois difficile, voire impossible, de différencier les variétés qui en sont issues de celles obtenues par des méthodes de sélection traditionnelles. Des documents obtenus par les associations Corporate Europe Observatory et les Amis de la Terre le confirment. « Les gouvernements de l’UE ne sont actuellement pas en mesure de tester les importations de denrées alimentaires et d’aliments pour animaux issus de cette nouvelle génération d’aliments génétiquement modifiés en raison de l’absence de protocoles de test européens », s’inquiètent-elles. Et selon elles, la faute revient à la direction générale de la sécurité alimentaire de la Commission européenne qui a bloqué la recherche dans le domaine. « Il est urgent d’empêcher les agriculteurs de planter accidentellement des semences génétiquement modifiées en Europe et de rassurer les citoyens sur le fait qu’ils ne mangent pas par inadvertance des aliments génétiquement modifiés non approuvés et non testés », préviennent les deux ONG.
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(1) Voir n° 3693 du 20/05/2019