Dans une lettre adressée le 22 juin au vice-président exécutif Stéphane Séjourné, en amont de la présentation du second volet de la législation sur les biotechnologies (Biotech act II), le think tank Farm Europe exprime ses réticences envers les techniques de fermentation de précision et de production cellulaire de substitut aux protéines animales qui pourraient profiter de ces nouvelles règles. « Nombre d’allégations relatives à ces nouvelles technologies alimentaires manquent de validation scientifique solide et ne justifient ni financement public ni traitement réglementaire préférentiel », estime Farm Europe. Et d’ajouter que « des dispositifs de soutien public ou des aides d’État spécifiques à ces technologies alimentaires seraient prématurés ». Selon l’organisation, « l’Europe devrait s’attacher à répondre aux besoins réels et immédiats, au lieu de se laisser guider par le battage médiatique autour de ces biotechnologies ». Farm Europe se dit néanmoins très favorable de ce Biotech act II s’il s’agit « de développer des chaînes de valeur biosourcées pouvant contribuer à l’autonomie stratégique de l’Europe, à sa compétitivité industrielle, à ses objectifs d’économie circulaire et à la réduction de sa dépendance aux ressources fossiles ».
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