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Biotechnologies : la Conf’ réclame de la transparence à BASF et l’Inra

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La Confédération paysanne a dénoncé le 19 juin un manque de transparence sur les techniques d’amélioration des plantes utilisées par BASF, d’une part, et l’Inra, d’autre part. « On veut des informations sur toutes les techniques utilisées » en matière d’obtention végétale, « comment (chaque produit) a été obtenu », a déclaré Guy Kastler, responsable de la commission semences.

Et de reprocher à BASF l’utilisation d’une technique autre que la mutagénèse pour sa variété de colza rendue tolérante à un herbicide : la multiplication de microspores in vitro. Pour la Confédération paysanne, cette modification génétique correspond à la définition d’un produit transgénique et entre ainsi dans le champ de la réglementation OGM. « La multiplication cellulaire in vitro franchit la barrière naturelle, explique Guy Kastler. Elle provoque des mutations non intentionnelles et pas évaluées. » BASF, qui a répondu positivement le 27 mai à une demande de rencontre du syndicat et d’associations environnementalistes, les appellent dans son courrier à d’abord « cesser de soutenir la destruction d’essais ou de parcelles d’agriculteurs qui respectent la loi ».

Par ailleurs, la Confédération paysanne accuse l’Inra d’une « magouille » : l’institut a confié une expérimentation au champ sur la cameline à un laboratoire en Grande-Bretagne donc « sans autorisation officielle ». Or, la technologie Crispr employée sur cette plante proche du colza comprend une phase de transgénèse, selon elle.

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L’organisation attend avec impatience le 25 juillet, jour du verdict de la Cour de Justice de l’UE sur les organismes issus des nouvelles techniques de mutagenèse dirigée qui tranchera si ceux-ci doivent être considérés ou non comme des OGM.

La Confédération paysanne accuse l’Inra d’une « magouille » sur un essai au champ