Alors qu’aux États-Unis, le secrétaire à l’agriculture Sonny Perdue a annoncé le 28 mars des mesures pour faciliter le développement des nouvelles techniques de sélection végétales (dites NBT), les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) appellent la Commission européenne à en faire de même. Bruxelles doit, depuis de longs mois, déterminer si les plantes issues de ces techniques doivent être ou non considérées comme des OGM au regard de la directive européenne 2001/18. Mais la Commission européenne attend pour le moment le jugement de la Cour de Justice de l’UE sur la question de la mutagénèse avant de proposer une interprétation de la législation (1). « Les obtenteurs de l’UE sont confrontés à un cadre politique et réglementaire difficile. Il faut les encourager à investir dans de nouvelles technologies de sélection au lieu de les freiner. Si nous n’agissons pas maintenant, nous nous retrouverons dépendants de quelques multinationales américaines », prévient le Copa-Cogeca.
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(1) Voir n° 3628 du 22/01/2018