Le prix du blé est tombé à son plus bas niveau depuis l’été 2020 sur le marché européen, écrasé par une offre abondante de mer Noire qui capte l’essentiel de la demande. « C’est la course-poursuite aux prix les plus bas », constate Sébastien Poncelet, spécialiste des céréales chez Argus Media France (cabinet Agritel). Sur Euronext, note-t-il, « le blé est au plus bas depuis trois ans et demi ». « On est au niveau d’août 2020 sur l’échéance la plus rapprochée » avec une clôture du cours mardi soir à 183,5 euros la tonne, précise-t-il. Partout, le blé chute « parce que le potentiel est toujours là en Russie et en Ukraine, qui vendent à prix cassés », explique Jon Scheve, de la société de conseil Superior Feed Ingredients. « En février, l’Ukraine a exporté plus de 7 millions de tonnes de céréales et oléagineux : elle fait mieux qu’avant la guerre », souligne Damien Vercambre, du cabinet Inter-Courtage. Selon les données de l’association de producteurs ukrainien UGA, les exportations, essentiellement du maïs et du blé en cette saison, sont en hausse de 16 % par rapport à février 2023, et l’essentiel de ces produits quitte le pays via les ports de la région d’Odessa (72 %).
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