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Blé : exportations françaises dynamiques vers l’UE, en chute vers les pays tiers

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FranceAgriMer (FAM) a revu à la hausse ses projections d'exportations françaises de blé tendre de presque 50 000 t sur un mois, la hausse vers l’Union européenne dépassant le recul observé vers les pays tiers, a indiqué l’organisme public le 16 avril, après la réunion mensuelle de son conseil spécialisé Grandes cultures. Toutes destinations confondues, l’Hexagone a expédié 708 000 t de blé tendre en février, contre 600 000 t le mois précédent. Un volume qui reste inférieur de 64 % au niveau de février 2024 (2 Mt), confirmant les difficultés d’écoulement de la maigre récolte 2024. Vers l’Europe, les envois sont « assez dynamiques », notamment vers l’Espagne, le Portugal ou la Belgique, note Habasse Diagouraga, chargé d’études à FranceAgriMer.

Pour l’ensemble de la campagne commerciale 2024-2025, l'organisme public table en ce mois d’avril sur des expéditions de 6,42 Mt vers l’UE, en hausse de 145 000 t par rapport aux chiffres de mars. Mais, avec 3,1 Mt, les expéditions vers les autres pays sont révisées à la baisse de 100 000 t sur la même période. « L’absence de l’Algérie et de la Chine pèse lourd », analyse M. Diagouraga, en raison d’une brouille diplomatique pour la première, et d’une récolte record pour la seconde. « Si on retrouve une récolte correcte cette année et que l’Algérie ne revient pas, vers quel pays pourrons-nous nous tourner ? C’est une vraie crainte des exportateurs », prévient Benoit Piètrement, président du conseil spécialisé Grandes cultures.

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Au niveau mondial, les échanges de blé sont au plus bas depuis cinq ans ; ils reculent de 20 Mt sur un an, la plus forte baisse depuis 40 ans. « Nous avons la troisième plus grosse récolte de blé au niveau mondial, de nombreux pays n’ont pas besoin d’acheter du blé », rappelle M. Diagouraga.

L’absence de l’Algérie, « vraie crainte des exportateurs »