Abonné

Blé hybride : Syngenta vise une commercialisation « à l’horizon 2022 »

- - 2 min

Syngenta, leader en semences et protection des cultures, prévoit de commercialiser ses premiers blés hybrides « à l’horizon 2022 », a-t-il annoncé le 20 mai. « Nous avons quatre variétés (de blé hybride) candidates à l’inscription au CTPS France » (catalogue officiel), a indiqué la directrice Semences Anne Azam. Et de préciser que les deux premières, particulièrement adaptées au contexte pédoclimatique du nord de l’Hexagone, le sont « dès l’automne 2021 ». À propos de ce lancement, Syngenta parle d’un « flux d’innovations » qui s’inscrit dans une logique de « progrès constant » par rapport aux besoins des agriculteurs et de la filière. Plusieurs caractéristiques variétales sont visées : rendement (performance, stabilité), tolérance aux maladies, vigueur (biomasse des feuilles et paille), qualité des grains. L’idée est d’aller graduellement vers plus de rendement, mais aussi moins d’utilisations d’azote, d’herbicide, fongicide, « et pourquoi pas d’aller chercher des primes environnementales », selon elle. Les premiers blés présentent en effet un meilleur développement racinaire, permettant de limiter les besoins en intrants. Fort de ses dix ans d’expérience en orges hybrides, Syngenta vise à améliorer la captation et le stockage du carbone dans les sols mais aussi l’efficience de l’utilisation de l’azote.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Le groupe met par ailleurs en place, dès les semis de l’automne 2021, un réseau de codéveloppement avec les agriculteurs et distributeurs. Objectif : tester les deux premières variétés à grande échelle et définir les conditions de culture optimales. Il s’agit en premier lieu d’étudier les densités de semis, types de semoir, dates de semis, le positionnement et la baisse des apports d’azote, la réduction des fongicides, la couverture des sols. Pour les prochains semis, cela doit concerner quelque 200 agriculteurs du nord de la France.

Quatre variétés en cours d’inscription au catalogue officiel