Bien qu’« historiquement basse », la récolte 2024 de blé tendre et de blé dur pourra « répondre à la demande nationale », tout en permettant à la France de « rester présente sur la scène internationale », affirme Intercéréales dans un communiqué le 13 août. « Cette mauvaise récolte n’aura probablement aucun impact pour les consommateurs », assure son président Jean-François Loiseau, cité dans le communiqué. À l’export, ajoute-t-il, « les volumes seront moins importants, mais ils seront en priorité fléchés vers les clients historiques et partenaires de la France », notamment européens. L’interprofession note toutefois que les « caractéristiques meunières et boulangères [sont] préservées ». « Notre filière souhaite un accompagnement ambitieux à la hauteur des enjeux de la part des pouvoirs publics », martèle son président, sans se prononcer sur les mesures de soutien annoncées le 12 août par le ministère de l’Agriculture. Alors que ces aides ne concernent que les agriculteurs, Intercéréales mentionne aussi les difficultés des organismes stockeurs, qui « devront consacrer plus de temps et d’énergie » pour le tri, le séchage et l’allotement. Quant aux transformateurs, ils « devront probablement adapter » leurs process et « seront amenés à utiliser plus de matières premières » vu la « baisse de densité des grains ».
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