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Blé Label Rouge : les régulateurs de croissance sur la sellette

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Intercéréales (interprofession) craint une interdiction des régulateurs de croissance pour le blé panifiable à destination de la farine Label Rouge, mesure qui doit être examinée en janvier au comité national de l’Inao (Institut national de l'origine et de la qualité). « L’Inao serait prêt aujourd’hui à tordre le cou à quelques pratiques culturales », en entraînant « une dégradation de la qualité de nos céréales », a alerté le 25 novembre le président Jean-François Loiseau, lors de son assemblée générale en présence du ministre de l’Agriculture Julien Denormandie. « Si on veut une alimentation qualitative, il faut mettre tous les moyens », selon lui. Autrement dit, les moyens de production « sont de moins en moins chimiques » mais pas question d’écarter totalement de telles solutions, a-t-il considéré.

L’interdiction vise l’usage des régulateurs de croissance, dont l’intérêt est de permettre au blé de « rester droit, sans quoi la céréale risque de finir au sol et s’exposer à la pourriture », a-t-il expliqué en marge de l’évènement. Un projet de modification du cahier des charges de la farine Label Rouge, soumis à procédure nationale d’opposition (PNO), prévoit l’interdiction d’usage des régulateurs de croissance pour les blés panifiables (excluant les blés de force), confirme l’Inao à Agra Presse. « La PNO s’est achevée et les services de l’Inao sont en train d’étudier les oppositions sur le sujet, qui seront exposées au comité national IGP-Label Rouge-STG du mois de janvier », d’après la source. Il appartiendra alors à ce comité, réunissant des professionnels, de trancher.

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114 000 tonnes de farine Label Rouge sont produites chaque année, un chiffre à comparer aux 3,8 millions de tonnes de farine (issues à 99 % de blé français) produites en 2020 par la meunerie, selon les chiffres d’Intercéréales.

Le projet d’interdiction sera examiné en janvier à l’Inao