À l’occasion de son assemblée générale organisée le 21 novembre, la filière CRC (Culture raisonnée contrôlée) – qui pèse 10 % des blés écrasés par la meunerie – a fait le point sur l’offre de céréales « raisonnées et contrôlées », pour laquelle la demande du marché a augmenté. Parallèlement, elle est revenue sur la poursuite de sa production de blé tendre sans résidus de pesticides pour la seconde année consécutive – avec trois organismes stockeurs aujourd’hui « engagés dans la course » : Ynovae, Cavac, le négoce Néolis. En 2022, 2 710 tonnes (t) de blé CRC sans résidus de pesticides ont été produites sur 485 ha contre 3 503 t de blé récoltées en 2021, avec une surface emblavée de 511 ha.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Malgré des « signaux positifs de la part du marché », le dossier du blé tendre sans résidus de pesticides « arrive peut-être un peu tôt face au contexte économique actuel », a précisé Michel Deketelaere, directeur scientifique pour la CRC. Faute de marché, la récolte de ce blé tendre a d’ailleurs été vendue via la filière CRC classique. « Aujourd’hui, nous n’avons pas trouvé de débouchés pour ce blé tendre sans résidu de pesticides », a reconnu Jean-Luc Billard, directeur général d’Ynovae, laquelle ne renouvellera pas la campagne pour une troisième année en attendant de voir « comment le marché se structure ». La filière rassemble 131 adhérents, soit 36 coopératives et négoce, 58 meuniers, 28 industriels, 9 distributeurs. Sa récolte 2022 totalise 540 000 t de céréales, dont 528 525 t de blé tendre, quelque 8263 t de seigle, des tonnages plus faibles en blé dur, grand épeautre et sarrasin. « La demande du marché – en augmentation – est estimée à environ 11 % », a précisé Marc Bonnet, directeur général de la filière CRC.