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FranceAgriMer Blé tendre : la prévision d’exportation rehaussée de 430 000 tonnes

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FranceAgriMer a révisé en hausse de 430 000 tonnes sa prévision d’exportation de blé tendre par la France pour la campagne 2012/13, lors de son conseil spécialisé « céréales » du 10 octobre, par rapport à celui de septembre. Du coup le blé, demandé à l’export, est moins compétitif sur le marché intérieur, et le maïs prend une partie de sa place en alimentation animale.

La France devrait exporter 17,480 millions de tonnes (Mt) de blé tendre pendant la campagne 2012/2013, contre 17,050 estimé un mois auparavant. Cette prévision tient compte d’une demande plus forte que prévu de l’Afrique du Nord, tandis que Russie, Ukraine, Kazakhstan et Australie ont des récoltes décevantes.
 
Maïs : 200 000 tonnes de plus dans les aliments du bétail
La France, ainsi que la Roumanie, sont leaders actuellement pour l’exportation vers l’Égypte. Elle a déjà engagé 540 000 tonnes sur ce marché, contre 120 000 l’an dernier à la même époque, a indiqué Michel Ferret, chef du service « marchés et études de filières » à l’établissement.
Le blé, ainsi happé à l’export, reste à prix élevé sur le marché intérieur, et perd de la compétitivité par rapport au maïs en alimentation animale. Lors de son conseil du 10 octobre, FranceAgriMer a relevé de 200 000 tonnes sa prévision d’incorporation de maïs. Celle-ci est portée à 3,4 Mt pour la campagne. Contre 3,2 Mt prévu lors du conseil spécialisé du mois dernier. Parallèlement, l’incorporation de blé passerait à 4,8 Mt contre 4,9 prévu précédemment, et l’incorporation d’orge passerait à 1,4 Mt contre 1,5.
 
Un protocole d’accord pour développer le transport fluvial
La filière céréalière a signé un protocole d’accord avec l’établissement public Voies navigables de France (VNF) pour développer le transport fluvial, lors du conseil spécialisé de FranceAgriMer.
Déjà, les volumes de céréales transportés par voie fluviale ont été multipliés par deux depuis les années 1990, mais il reste encore un potentiel à exploiter pour massifier les convois céréaliers par ce mode de transport « compétitif », a exposé Claire Lelièvre, déléguée de la filière des grandes cultures à FranceAgriMer, à l’issue du conseil spécialisé.
Trois bassins fluviaux ont été sélectionnés pour des aménagements :
1. Seine-Pas-de-Calais, avec approfondissement de l’Oise, la mise à grand gabarit de la Deûle et de la Lys (deux rivières en région Nord-Pas-de-Calais), mise à grand gabarit de la Seine entre Bray et Nogent-sur-Seine.
2. Le bassin Saône-Moselle et Saône-Rhin, pour faire sauter les verrous qui enclavent la liaison entre l’Europe du Nord et la Méditerranée.
3. Le bassin Saône-Rhône avec la mise à grand gabarit du Rhône jusqu’à Sète, le but étant de développer le transport fluvio-maritime sans transbordement, des régions céréalières françaises jusqu’à l’Afrique du Nord.
Des groupes de travail par régions cibleront les actions à entreprendre, comme par exemple la planification de frets de retour sous forme de co-produits céréaliers, d’engrais ou de matériaux de construction.
Nicolas Bour, directeur des liaisons fluviales européennes chef VNF, a situé l’avantage compétitif du fluvial parmi les autres modes de transport pour une tonne transportée sur une distance moyenne de 350 km : 22 euros par train, 21 par camion, 17 sur voie fluviale à petit gabarit et 13 euros sur voie fluviale à grand gabarit.

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