Abonné

Blé : vers un stock français alourdi en fin de campagne 2021/2022

- - 2 min

Le conseil spécialisé mensuel de FranceAgriMer du 10 novembre prévoit, pour la fin de la campagne 2021/2022, un stock de blé tendre alourdi de 807 000 tonnes par rapport à sa prévision d’octobre. Cela en raison d’une collecte révisée en hausse et d’exportations prévisibles moins volumineuses. La campagne devrait ainsi se terminer avec un stock de blé tendre de 3 167 000 tonnes. Le conseil du 10 novembre tient compte d’une réévaluation de la collecte de 223 000 tonnes, du fait d’une moisson réévaluée, et de moindres utilisations.

Concernant ces dernières, les professionnels du conseil spécialisé ont inscrit dans le bilan prévisionnel 2021/22 une baisse de 400 000 tonnes des utilisations par l’industrie d’alimentation du bétail, sous l’effet d’une plus grande compétitivité du maïs. Ils ont enregistré aussi un repli de 210 000 tonnes d’exportation de blé fourrager vers les partenaires de l’UE, principalement le Bénélux. Ils ont enfin entériné l’effet de la compétitivité des blés d’Argentine vers l’Algérie et d’Australie vers l’Arabie Saoudite, qui devrait amoindrir de 200 000 tonnes le débouché français à l’export sur les pays tiers.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

blé tendre
Suivi
Suivre
FranceAgriMer
Suivi
Suivre

L’augmentation des utilisations de blé tendre prévues en meunerie, amidonnerie et industrie d’éthanol, qui concerne quelques dizaines de milliers de tonnes, est loin de contrebalancer les facteurs d’alourdissement. Marc Zribi, chef de l’unité « grains et sucre » de FranceAgriMer, a toutefois évoqué une possible reprise de l’exportation vers les pays tiers en fin de campagne. En effet l’Argentine « devrait prioriser la demande du Brésil ainsi que d’autres pays d’Amérique latine » et desservir l’Afrique « plus modestement que l’an dernier ». Quant à l’Australie, son principal débouché « devrait être l’Asie ».

Le maïs concurrence le blé tendre sur le marché français