Abonné

En direct de Bruxelles Bœuf britannique, le retour

- - 2 min

L’embargo sur le bœuf britannique a été levé le 3 mai. Cet isolement avait été imposé en mars 1996 au plus fort de la crise de la vache folle lorsque des scientifiques avaient établi le lien entre l’ESB et un nouveau variant de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (nvMCJ). Pour le syndicat d’outre-Manche NFU, il s’agit du plus beau jour pour l’agriculture britannique depuis des années. La Commission européenne, qui n’avait pas pris toute la mesure de la gravité du mal lorsque l’ESB avait commencé à se répandre au sein du betail n’a, en revanche, pas cru bon – sans doute hantée par ce mauvais souvenir – de signaler cet événement par la publication d’un communiqué.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

A Bruxelles, comme d’ailleurs dans la plupart des Etats membres, le choix avait été fait à l’époque de sauvegarder le marché de la viande bovine et de faire passer au second plan les impératifs de santé humaine. Le traumatisme profond qui s’en est suivi tant au sein des instances communautaires que dans l’opinion publique a conduit l’UE à se doter de dispositifs susceptibles d’empêcher la répétition d’un fiasco comparable à celui de la vache folle. L’émergence de plusieurs crises sanitaires ces dernières années, comme la récente épidémie de grippe aviaire, montre que la sécurité alimentaire est à présent mieux prise en compte qu’auparavant. Le droit de regard que s’est octroyé le Parlement européen en la matière à l’avantage de contraindre la Commission et le Conseil des ministres à ne pas relâcher leur vigilance.