Le groupe Bollinger s’insurge contre les prix de braderie de ses champagnes lors des Foires aux vins. La 8e maison de Champagne, qui a dépassé pour la première fois les 100 M EUR de chiffre d’affaires en 2005, vient d’annoncer devant la presse qu’il renonçait à la croissance externe (qu’il envisageait en Côtes du Rhône) et développera une politique de qualité et d’indépendance absolue.
Le groupe Bollinger étudie la possibilité d’attaquer en justice les grands groupes français de distribution qui vendent, contre son gré, son champagne comme « produit d’appel » lors des foires aux vins, a déclaré son p.-d.g. Ghislain de Montgolfier, lors d’une conférence de presse le 12 octobre.
« C’est un véritable trafic organisé et un non-respect des règles commerciales en vigueur », a ajouté l’arrière-arrière petit-fils du fondateur de la maison créée en 1829.
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Ghislain de Montgolfier a indiqué que des cavistes et des restaurateurs revendaient quelques bouteilles de Bollinger aux grandes enseignes de la distribution, qu’il n’a pas souhaité identifier pour le moment, pour que celles-ci les présentent en « produit d’appel » à 27 ou 28 euros contre 35 à 70 euros dans les boutiques. En compensation, les chaînes de distribution achètent des centaines, voire des milliers de bouteilles de vin à ces vendeurs considérés comme indélicats par Bollinger.
Bollinger, huitième groupe mondial, ne souhaite pas que son champagne figure sur les rayons de la grande distribution. « C’est un effet d’image désastreux », s’est plaint G. de Montgolfier pour qui le même phénomène affecte ses confrères en Champagne.