« Le chemin à parcourir reste long », mais le texte adopté à l’OMC est un « bon point de départ pour la suite des négociations », estime la CIAA dans un communiqué. « De nombreux éléments clés nécessitent encore des précisions », ajoute l’organisation qui représente l’industrie agroalimentaire à Bruxelles.
Elle est sceptique en particulier face aux « engagements des autres pays en matière de concurrence à l’exportation alors que pour les restitutions à l’exportation, l’UE a abattu ses dernières cartes. » Car, fidèle à sa ligne de conduite, la CIAA rappelle que les restitutions sont « une compensation pour le prix plus élevé des matières premières dans l’UE, leur suppression aurait pour conséquence de rendre les exportations non-rentables pour certains secteurs. »
Par ailleurs, Origin, l’organisation internationale qui regroupe des producteurs de produits bénéficiant d’indications géographiques protégées se « félicite » elle aussi de l’accord.
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« Les membres de l’OMC ont reconnu l’importance d’une meilleure protection des indications géographiques et inclus ce thème comme un des éléments de la négociation de Doha ».
Les organisations agricoles ont réservé un bon accueil au travail des négociateurs OMC. L’accord cadre qui a été trouvé rend possible la défense de la politique agricole commune, disent en substance les responsables du Copa-Cogeca qui regroupe les organisations agricoles européennes et les coopératives. Le Copa-Cogeca appelle les négociateurs européens à « poursuivre les négociations sur ces bases ».