La viande in-vitro n’est pas encore sur nos étals qu’une start-up du Colorado projette déjà d’en servir aux animaux. Créée en 2015, Bond Pet Foods vient de lever à cette fin 1,2 million d’euros auprès de fonds de capital-risque, comme Agronomics, spécialisé dans les protéines alternatives, et KBW Ventures, détenu par un prince saoudien végan, Khaled bin Alwaleed, rapporte Agfunder.
L’initiative peut paraître suicidaire, tant le prix de la viande in-vitro est aujourd’hui élevé, et tant le marché des pet food n’est pas réputé pour être le plus rémunérateur pour la filière viande. Mais la start-up a une approche originale. Pour produire sa viande (en l’occurrence du poulet), elle ne souhaite pas passer par la voie des cellules souches, comme la plupart des start-up de viande in-vitro (Memphis Meats, Mosa Meat), mais par celle des levures.
En fait, technologiquement parlant, la viande de Bond Pet Foods se rapprocherait davantage de la caséine de Perfect Day, ou du biocarburant de Global Bioénergie, tous les deux produits grâce à des levures, que du steak in-vitro du Dr. Mark Post. A cette différence près, précise Agfunder, qu’il n’est pas nécessaire de filtrer les levures qui produiraient la protéine, comme c’est le cas pour le « lait » de Perfect Day, dans la mesure où le marché visé par Bond Pet Food est le … pet food.
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