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Le spécialiste de la valorisation des coproduits de l’industrie alimentaire Bonda Nutrition animale va investir dans un nouveau site de production entre Mâcon et Lyon qui sera opérationnel au premier semestre 2014. Il sera dédié au traitement des écarts de fabrication issus notamment de la biscuiterie et pâtisserie pour les transformer en farine destinée à l’alimentation des porcelets et commercialisée sous la marque Bondanut. Il aura la même technologie développée par sa maison mère Royal Agrofirm, une coopérative néerlandaise, déjà en fonction dans le site d’Ancenis. Celle-ci permet d’assurer le dépaquetage des biscuits, chips, gâteaux, pains ou sucreries collectés auprès des industriels en séparant et écartant soigneusement les emballages et éléments étrangers des produits alimentaires. « Cette nouvelle unité aura une capacité de production de 60 000 tonnes par an, comme celle d’Ancenis et permettra de se rapprocher tant des fournisseurs que des clients pour l’est de la France », justifie Olivier Guisnet, directeur de Bonda Nutrition Animale depuis sa création en 2001.
Un marché dynamique
Ce nouvel établissement permettra également de compléter la gamme de services du groupe qui, outre les coproduits secs, peut retraiter les coproduits humides, tels les drèches de brasserie ou les eaux de trempe des industries de l’amidon. Le site de Nesle dans la Somme y est plus spécifiquement dédié avec une production de 35 000 tonnes de coproduits de végétaux bruts mélangés. La société dont le siège est en Alsace à Bishoffsheim, pays des brasseries, estime que ce marché est appelé à se développer. Olivier Guisnet l’explique par le renchérissement grandissant des coûts d’enfouissement mais aussi de l’interdiction faite par la loi depuis 2012 aux industries agroalimentaires de jeter les produits industriels invendus. Cela les incite à valoriser ces déchets, par méthanisation, compostage ou transformation en aliments pour animaux. En 2009, l’industrie de la nutrition animale a consommé 21,2 millions de tonnes de matières premières, dont 16% de coproduits des agro-industries, hors tourteaux.
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