Le groupe de légumes frais, surgelés et en conserve Bonduelle a enregistré une baisse de sa rentabilité sur l’exercice 2019/2020, en raison de l’impact du Covid-19. S’ils mettent en avant le caractère résilient de l’activité, les dirigeants sont néanmoins prudents pour l’exercice en cours, sachant que les conséquences de la crise au niveau économique et social sont encore difficilement mesurables.
Le groupe de légumes frais, surgelés et en conserve Bonduelle a enregistré une baisse de sa rentabilité sur l’exercice 2019/2020, en raison de l’impact du Covid-19. S’ils mettent en avant le caractère résilient de l’activité, les dirigeants sont néanmoins prudents pour l’exercice en cours, sachant que les conséquences de la crise au niveau économique et social sont encore difficilement mesurables.
Bonduelle n’a pas échappé à la crise du Covid-19. Le spécialiste des légumes frais, surgelés et en conserve a annoncé pour son exercice 2019/2020 (clos le 30 juin), un résultat opérationnel courant en baisse de 12,1 % à 108,7 millions d’euros, « inférieur aux objectifs », a confirmé Grégory Sanson, le directeur général adjoint Finance et Développement, lors d’une réunion de présentation le 28 septembre. « Une crise coûteuse en productivité et en efficacité industrielle », a souligné Guillaume Debrosse, le directeur général, dont l’impact sur la rentabilité est estimé par le groupe entre 7 et 10 M€.
En août dernier, le groupe avait annoncé un chiffre d’affaires annuel de 2,85 milliards d’euros, en hausse de 2,8 % (+1,4 % en organique). Si les ventes de conserves et surgelés ont été tirées à la hausse pendant le confinement, à respectivement +9,1 % (*) et +2,2 % (*), elles n’ont que partiellement compensé l’effondrement du frais (-6,3 % *). L’arrêt de la restauration hors foyer pendant plusieurs mois a pesé principalement sur le frais et le surgelé, en Europe, comme aux États-Unis, sachant que l’effet de la crise a été plus tardif outre-Atlantique. Sur l’ensemble de l’exercice écoulé, l’activité Food service a reculé de 9,8 % (à périmètre et change constants) et représentait 18 % du total des circuits de distribution. Cette activité de restauration hors foyer est « toujours sinistrée », note Bonduelle, même si « une reprise lente, mais progressive, est néanmoins constatée en toute fin de période ».
Le résultat net à 54,6 millions d’euros, en repli de 24,8 % a également été affecté par des éléments non récurrents pour 6,8 M€, liés à l’alerte sanitaire de E. Coli aux États-Unis à l’automne dernier (Agra Alimentation du 6 février 2020).
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Au niveau du bilan, Grégory Sanson a souligné la légère baisse de la dette financière nette à 631 millions d’euros (contre 654,7 millions au 30 juin 2019) et surtout d’un ratio dette nette sur Ebitda à 3,19, au-dessous du niveau de 3,5 que s’est fixé le groupe, et ce en dépit « d’une baisse de la rentabilité ».
Les dirigeants ne cachent pas que l’exercice 2020/2021 « sera difficile », en raison des conséquences encore difficiles à mesurer de l’impact de cette crise « au niveau économique et social ». Ainsi, à condition d’« une non-dégradation de la situation sanitaire », ils anticipent un chiffre d’affaires compris entre 2,855 et 2,910 milliards d’euros et une marge opérationnelle stable par rapport à 2019/2020, à 3,8 %. « Vigilance et prudence sur les perspectives », a insisté Guillaume Debrosse, mettant toutefois en avant « les leviers et la résilience de l’activité de Bonduelle sur des produits de première nécessité ».
nnées comparables.Bonduelle veut élargir son spectre d’activité
Mi-septembre, la Commission européenne avait approuvé l’acquisition de Végéhub et Yumi, deux spécialistes de la fabrication de jus de fruits et de légumes, par Bonduelle, Unibel (holding de contrôle du Groupe Bel, détenu par la famille Fiévet) et Sparkling Partners. Une opération sur laquelle aucun des intéressés n’a donné de détail pour le moment. Avec ces projets « nous avons souhaité élargir notre spectre d’activités », a indiqué Guillaume Debrosse, le directeur général de Bonduelle, promettant de bientôt « communiquer sur nos ambitions ».