Malgré un exercice 2020 globalement conforme aux attentes et des économies substantielles, la coopérative laitière danoise Arla envisage la fermeture de son site de Trevarrian (Royaume-Uni), en perte de vitesse depuis trois ans.
L’arrêt de certains contrats en marques de distributeurs, conjuguée à la baisse des volumes depuis trois ans et la pandémie de Covid-19 ont eu raison de la rentabilité du site d’Arla au sud de la Cornouaille. Malgré les tentatives pour trouver de nouvelles opportunités de production, le site devrait fermer ses portes d’ici à l’été, mettant au chômage trente-sept personnes. Jusqu’alors, le site de Trevarrian produisait bries, camemberts et autres fromages sous marques de distributeurs, et représentait 2 % de la production du géant danois laitier au Royaume-Uni, avec 7,5 millions de litres de lait traités en 2019.
Progression du CA de 1 % en 2020
Durant l’exercice écoulé, la coopérative a réalisé un chiffre d’affaires consolidé de 10,64 milliards d’euros, en progression de 1 % par rapport à 2019, avec un résultat d’exploitation de 458 millions d’euros (+13 %). Arla a ainsi traité 13,7 milliards de litres de lait en 2020 (autant qu’en 2019). Pour Jan Toft Nørgaard, le président du directoire de la coopérative cité dans le rapport annuel, « Arla a été affectée par l’impact brutal de la pandémie de Covid-19 sur le secteur de la restauration et les marchés mondiaux des matières premières. Pour autant, notre activité liée à la grande distribution, notre portefeuille de marques robuste et notre programme de transformation et de rationalisation Calcium nous ont permis d’afficher une performance financière supérieure à nos attentes ».
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Le programme de transformation et de rationnalisation Calcium (lancé en 2018) a permis à Arla de réaliser 130 millions d’euros d’économies, grâce notamment à « l’efficacité de notre chaîne d’approvisionnement et de l’optimisation de nos dépenses marketing, mais aussi de la réduction de nos dépenses du fait de la généralisation du télétravail », est-il indiqué dans le rapport annuel. Depuis sa mise en place il y a trois ans, ce programme a permis de générer 354 millions d’euros d’économies au total, et la coopérative a bon espoir d’atteindre son objectif de 400 millions d’euros d’économies pour 2021.
Concernant les perspectives, « l’année 2021 s’annonce également difficile, ne cache pas Peder Tuborgh. Nous anticipons une certaine croissance, mais dans une moindre mesure par rapport à 2020." "L’accord de libre-échange entre l’UE et le Royaume-Uni annoncé juste avant la fin de l’année est une bonne nouvelle. Si le Brexit apporte son lot d’obstacles non tarifaires, nous nous tenons prêts à gérer les nouvelles procédures et nous nous concentrons sur la réduction des charges supplémentaires », indique-t-il. Avec dix sites de production et de conditionnement, le chiffre d’affaires réalisé au Royaume-Uni en 2020 s’est élevé à 2,7 milliards d’euros, soit 26 % du total