L’Anses est impliquée dans la surveillance de la propagation en Europe de la maladie hémorragique épizootique, une maladie virale potentiellement mortelle chez les bovins et transmise par des piqûres de moucherons, indique une publication de l’agence de sécurité sanitaire alimentaire du 11 mai. Une surveillance a été mise en place en France « avec pour objectif d’analyser tout animal suspect, notamment dans la faune sauvage », indique l’Anses. La maladie, répandue en Asie, en Australie et en Afrique, a été détectée pour la première fois sur le continent européen en octobre 2022 en Sardaigne. Depuis, plusieurs troupeaux de bovins ont été touchés en Italie et en Espagne. « Même s’il est possible que le virus ait été introduit par le transport de bovins infectés, l’hypothèse la plus probable est que des moucherons ont été transportés à travers la Méditerranée par le vent, explique Stéphan Zientara, directeur de l’unité mixte de recherche « virologie » (Anses/Enva/Inrae). Cela expliquerait l’apparition simultanée de la maladie dans plusieurs endroits d’Europe du sud. » En effet, le virus détecté en Europe est identique à celui identifié en Tunisie en 2021. Ce sérotype (souche) n’avait pas été détecté depuis son apparition en Australie, en 1982.
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« Aucun vaccin contre ce sérotype n’est disponible », indique l’Anses. En attendant d’éventuels vaccins, « la seule mesure pour freiner la propagation du virus est de tester les animaux et d’interdire le transport de ruminants depuis les zones infectées, mais son efficacité reste faible », explique l’agence. Les scientifiques doivent également déterminer si les cervidés européens sont sensibles à la maladie. « Les petits ruminants peuvent aussi être porteurs du virus mais aucun cas symptomatique n’a encore été détecté », précise l’Anses qui ajoute que le virus n’est pas transmissible à l’homme.