« Sécheresse et fortes chaleurs ont donné un coup d’accélérateur à la décapitalisation, tant en élevage laitier qu’allaitant », note l’Institut de l’élevage (Idele) dans sa note de conjoncture Tendances publiée le 14 septembre. En bovins viande, « au 1er août, le nombre de vaches allaitantes présentes en France était en recul de 3,1 % » par rapport à 2021 (à environ 3,55 millions de têtes). Cette baisse atteignait 3 % au 1er juin et 2,7 % au 1er janvier. Les analystes attribuent cette accélération à « une forte chute des entrées de génisses dans le troupeau de vaches : -7 % en juin/2021 et -8 % en juillet ». Au contraire, « les réformes ne se sont pas accélérées (-1 % en juin et -5 % en juillet) ». L’Idele s’attend à « un nouveau recul des entrées dans les mois qui viennent », car les effectifs de génisses de 24 à 36 mois sont « en repli de -1,7 % au 1er août ».
« L’offre en gros bovins finis reste toutefois limitée », relativise l’Idele, car « la décapitalisation qui dure maintenant depuis la fin 2016 commence à affecter les abattages » (-4 % de vaches allaitantes abattues en août par rapport à 2021). En revanche, « le recul des naissances pèse désormais sur les disponibilités en broutards » (114 000 naissances en moins durant la campagne 2021-2022, soit -3,2 %). Résultat : des exportations « limitées », en baisse de 10 % par rapport à 2021, une « année record » (en cumulé jusqu’à la semaine 33, mi-août).
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Quant aux bovins lait, ils connaissent une chute de 1,8 % des effectifs de vaches laitières au 1er août (environ 3,4 millions de têtes), contre -1,3 % au 1er juin. « Les conditions caniculaires et sèches de l’été ont limité la pousse de l’herbe et incité certains [éleveurs] à ajuster le cheptel », explique l’Idele.