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Bovins : l’afflux de réformes laitières et allaitantes fait pression sur les cours

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« Avec plus de 173 000 têtes, le nombre de vaches et génisses abattues corrigé des variations journalières dépasse de 5 % le niveau de 2015 », en mai, annonce Agreste dans une note de conjoncture du 27 juin. En poids, l’augmentation des tonnages atteint plus de 6 %. Cela s’explique par « un afflux des réformes laitières vers les abattoirs », comme l’expliquait Philippe Chotteau, économiste à l’Institut de l’élevage, le 24 juin au congrès de la Fédération nationale de l’industrie et du commerce en gros des viandes (FNICGV). En mai 2016, au final, « les abattages totaux de bovins, corrigés des variations journalières, sont supérieurs de 1,2 % en têtes et de 3,1 % en poids par rapport à mai 2015 », constate Agreste. Vu l’afflux d’animaux vers les abattoirs et contrairement aux autres années où à cette période le cours des vaches progresse, « le cours moyen de la vache de type « O » reste stable », note Agreste. En jeunes bovins, l’afflux des vaches et génisses fait aussi pression sur les cours, « incitant les éleveurs à maintenir plus longtemps les animaux dans les exploitations ». Les abattages de taurillons sont donc en repli de 1,9 % en têtes mais se maintiennent en poids. Sur les cinq premiers mois de l’année, ils auront reculé de 3,4 % en têtes et 1,9 % en poids. Pour le veau de boucherie, les abattages reculent également de 2,5 % en têtes et de 2 % en poids par rapport à mai 2015. Le prix baisse et se situe légèrement au-dessus du cours de mai 2015. Pour la vache O, le cours moyen est « inférieur de plus de 3 % au cours de 2015 et de près de 9 % à la moyenne des cours des mois de mai de la période 2011-2015 », d’après Agreste. À 3,55 €/kg carcasse, le cours du taurillon est inférieur de près de 7 % par rapport à mai 2015.

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