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Bovins : l’Argentine se positionne sur le commerce maritime de bétail vif

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L’Argentine vient d’autoriser par décret l’exportation de bétail engraissé. Une décision qui lui ouvre la voie à un négoce prometteur au vu des performances réalisées l’an dernier par le Brésil (780 000 têtes de bétail embarquées en 2024) et l’Uruguay (343 000 têtes). Forte d’un cheptel allaitant de 50 millions de têtes, l’Argentine est pourtant absente du commerce maritime de vif, qu’il s’agisse de catégories lourdes ou légères. « Par paresse du privé », résume Daniel Pelegrina, ex-président de la Société rurale argentine, auprès d’Agra Presse, « parce que le bœuf argentin est un produit d’exportation premium ». La décision du gouvernement de Javier Milei se veut avant tout un élément déclencheur.

De son côté, le Brésil a exporté l’an dernier 780 000 bovins vifs, soit relativement peu par rapport aux 45 millions de bovins qui y sont abattus par an. Pour la filière uruguayenne, en revanche, ce négoce compte bien davantage : ce sont 343 000 jeunes bovins exportés l’an dernier depuis le port de Montevideo, comparés à des abattages de 2,4 millions de têtes au total. Les principales destinations du bétail uruguayen sont la Turquie pour le lourd entier, et l’Iran, l’Irak, l’Égypte pour les catégories légères.

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« Quinze ans après l’incursion de l’Uruguay sur ce marché d’exportation de vif, les éleveurs naisseurs, qui en sont les bénéficiaires, font remarquer que le total annuel des naissances, en Uruguay, est passé dans l’intervalle de 2,5 millions à plus de 3 millions de veaux, alors que les surfaces vouées à l’activité ont été rognées par l’avancée des grandes cultures et l’exploitation forestière », analyse l’expert argentin de la filière du bœuf, Ignacio Iriarte. « Ce négoce du vif fournit un prix plancher au bétail léger, et c’est aussi est une précieuse bouée de sauvetage en cas de sécheresse », ajoute-t-il.

Malgré 50 millions de têtes, l’Argentine est absente du commerce maritime de vif