Alors que les importations de viande bovine sont majoritairement destinées à la restauration, la FNB (éleveurs de bovins viande, FNSEA) dénonce le 20 avril « des " ballons d’essai " de l’ensemble de la grande distribution sur un approvisionnement à l’import ». Dans son communiqué, l’association spécialisée cite notamment Carrefour. Le président de la FNB Patrick Bénézit appelle les distributeurs à « donner impérativement un signal positif aux producteurs ». Et de menacer : « Nous saurons leur faire entendre [le message des éleveurs] en direct à brève échéance ». Pour le syndicat, « toute baisse de prix au producteur » serait « totalement artificielle et injustifiable au regard de la conjoncture ». Comme le rappelle la FNB, la production française a reculé en 2022 sous l’effet de la décapitalisation. Dans le même temps, la consommation est restée stable, ce qui a soutenu les prix à la production (et profité aux importations).
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En hausse constante ces derniers mois, le PMP (prix moyen pondéré national entrée abattoir) relevé par FranceAgriMer s’est récemment dégradé. Cet indicateur a perdu 10 ct€ en trois semaines pour s’établir à 5,23 €/kg en semaine 16 (du 17 avril). Un recul que des acteurs de l’aval interrogés par nos confrères des Marchés (article payant) attribuent à un déficit de demande (inflation, vacances scolaires, météo défavorable aux barbecues). Même si les prix se situent à des niveaux élevés, ils « ne rémunèrent pas les éleveurs au niveau des coûts de production », rappelle la FNB.