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Bovins viande : l’accès aux cultures creuse les écarts de revenu entre éleveurs

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Les élevages de bovins viande présentant les plus hauts revenus par actif sont ceux qui exploitent également des cultures, selon les chiffres publiés le 18 janvier par l’Idele (Institut de l’élevage), un phénomène qui s’est accentué en 2022 en raison notamment de prix des céréales très élevés. L’étude présentée lors du Grand angle viande montre des « écarts croissants entre systèmes ». Parmi les six systèmes étudiés, les plus hauts revenus sont ceux des naisseurs-engraisseurs avec cultures (72 400 € par an) et des naisseurs avec cultures (55 600 €). Les autres systèmes se situent entre 28 200 € annuels (naisseurs-engraisseurs de jeunes bovins intensifs) et 12 400 € (naisseurs-engraisseurs de veaux sous la mère) ; les éleveurs uniquement naisseurs (extensifs comme intensifs) se situent entre ces deux valeurs. Ces chiffres correspondent au RCAI (résultat courant avant impôts) par actif calculé pour 205 élevages du réseau Inosys, lesquels sont « beaucoup plus performants que la moyenne française », selon l’Idele. Comme le précise l’institut technique, ce calcul prend en compte les acomptes versés fin 2022 dans 12 départements au titre de la sécheresse (calamités).

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L’année dernière a été marquée par de fortes hausses des prix de la viande bovine et des charges. Dans le détail, les prix des broutards ont flambé de 6 à 30 %, tandis que ceux des vaches de réforme ont gagné 22 %. Du côté des charges, les prix des engrais ont explosé (+72 %), ainsi que ceux du carburant (+51 %) ou de l’alimentation animale (+24 %). Seule une partie des éleveurs a pu bénéficier de l’augmentation des prix des grandes cultures (+27 % pour le blé). Pour les autres, « les revenus n’augmentent pas, car les prix payés aux producteurs ne couvrent pas les coûts de production », analyse le président de la FNB (éleveurs de bovins viande, FNSEA) Bruno Dufayet.

Prix des broutards en hausse de 6 à 30 %, vaches de réforme à +22 %