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Bovins/DNC : accord sur l’export pressenti avec l’Espagne

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Après l’accord avec l’Italie sur l’exportation des bovins vaccinés contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), l’Espagne réfléchirait à un protocole similaire, selon la FNB (éleveurs de bovins viande, FNSEA).

« D’après les informations que nous avons, les Espagnols suivraient l’accord bilatéral tel qu’il a été décliné par l'Italie » pour recevoir des bovins français vaccinés contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), a indiqué Patrick Bénézit, président de la FNB (éleveurs de bovins viande, FNSEA) le 16 décembre. Entré en application le 8 décembre, l’accord avec l’Italie prévoit un protocole « très dur », selon cet éleveur du Cantal : les animaux peuvent être exportés 28 jours après vaccination et doivent se trouver dans une zone bénéficiant d’une immunité collective (vaccination depuis au moins 60 jours pour 95 % des élevages dans un rayon de 50 km autour de l’élevage).

Deuxième débouché des broutards français (109 000 têtes exportées en 2024), l’Espagne n’a pas encore officialisé sa position. « Les échanges sont en cours et, pour l’heure, les Espagnols ne nous ont pas encore faits de retour positif », a indiqué le ministère de l’Agriculture à la presse le 17 décembre. « C’est un pays décentralisé et les régions sont très impliquées dans la politique sanitaire », précisent les services de la Rue de Varenne. « Une consultation interne est en cours, ce qui explique que cela prenne plus de temps. » Par ailleurs, un autre accord d’exportation, moins contraignant, a été signé avec la Suisse.

Les JA veulent réviser les règles europénnes

Cette réouverture progressive de l’export ne règle pas tous les problèmes des éleveurs des anciennes zones réglementées. « Nous demandons des compensations financières depuis plusieurs mois », rappelle Patrick Bénézit. En l’absence de réponse du ministère, « nous sommes extrêmement agacés sur ce sujet ». Le syndicat réclame une aide au maintien des animaux dans les élevages (coût évalué à 3 €/j, selon la FNB). Autre demande : une compensation de « la dévalorisation des animaux », qui peut être « extrêmement forte » au fur et à mesure qu’ils prennent de l’âge et changent de catégorie, ou en raison de la « spéculation », observe le président.

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De leur côté, les Jeunes agriculteurs plaident pour « la révision immédiate des règles [européennes] pour permettre la libre commercialisation des animaux vaccinés et immunisés ». Comme le rappellent les JA, « la réglementation européenne interdit l’export des animaux vaccinés sur une période de 8 (pour les zones vaccinales) à 14 mois (pour les zones réglementées) après que 75 % des animaux, issus de 95 % des élevages, aient été vaccinés ». Seule possibilité pour exporter : passer des accords bilatéraux avec des États membres qui acceptent explicitement de recevoir des bovins vaccinés.

YG

L'accord avec l'Italie prévoit un protocole « très dur », selon la FNB